EGLISE  
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 EGLISE NOTRE- DAME


L’église d’ Authevernes, dédiée à la Sainte Vierge, appartenait à Helloin le Sénéchal au XIè siècle. Au milieu du XIIIè siècle, Authevernes était la onzième des 44 paroisses du doyenné de Baudement.

L’église est bâtie au centre du village au milieu de son ancien cimetière.

C’est un édifice rectangulaire avec au nord du chœur une tour soutenant le clocher. D’est en ouest, on note une petite sacristie en colombage sur soubassement de pierre. Le chœur est du milieu du XIIIè siècle, construit en moellons de calcaire grossier, percé de baies en tiers-points à deux lancettes tréflées et épaulé par des contreforts à deux glacis.

La nef a été bâtie en 1785. Entre la nef et le chœur existe une poutre de gloire avec le Christ en croix du XVIIIè siècle. La cloche date de 1827 et est signée « Morlet, fondeur à Vesly ».

L’autel et sa contretable sont de la fin du XVIIè siècle, en bois sculpté avec pots à feu et niches avec au centre une toile représentant l’Assomption de la Vierge d’après Jean-Baptiste Jouvenet, peinte en 1729 par un dénommé Bacuel. Les niches de la contretable abritent quatre statues du XVIIIè siècle représentant une Vierge à l’enfant, saint Nicolas, saint Laurent et saint Taurin. Dans le chœur , on peut admirer un beau lutrin du XVIIè siècle.

 

 

 

Lors de la journée "portes ouvertes" organisée le 10 juillet 2005 à Authevernes en association avec le "Pays du Vexin Normand", une plaquette d'accueil réalisée par Jac et Gisèle REMISE a été distribuée à chaque visiteur :

 

EGLISE NOTRE- DAME

 


Dessin à la plume de Jacques Milet 1990


 
 

 

Ce sera pour l'église d'Authevernes, une bonne occasion de sortir de son incognito, même en l'absence de fresques et de sculptures ornementales dans sa nef qui existent en bien d'autres communes. Mais comme on le dit en muséographie, les pièces mineures ne sont jamais à rejeter quand elles permettent de mettre les grandes en valeur.
Ainsi, le 10 juillet, et dans toute sa simplicité, notre église est apparue dans son cadre de verdure, au cœur de notre village, lequel est par ailleurs chargé,d'anecdotes, concernant notamment le souvenir des chartreux qui y vivaient autrefois.



Chartreux à l’office dans le chœur de l’église

Les visiteurs auront sans doute à coeur d'apprécier la sobriété des lignes architecturales de cette paroisse, mise en chantier en 1785, quatre ans avant la Révolution française, sur d'anciennes fondations. On imagine les difficultés qu'elle rencontra dans une nation secouée par des actes souvent hostiles au clergé.
Enfin, et sans doute grâce à MM. Mignot, curés de Gisors et d'Authevernes (décédés en 1799 et 1816), l'église devint, une fois le calme retrouvé, le point central de la vie des habitants : point qui maintiendra en eux la foi, l'espoir et le courage d'imaginer un monde céleste plus charitable que celui dans lequel ils cultivaient la terre ici-bas. Faut-il souligner qu'en ces époques lointaines où les habitants se comptaient sur les doigts de la main à Authevernes, on ne pouvait pas édifier une cathédrale, mais une église à son niveau,peut-être plus touchante que d'autres, dont les richesses historiques et artistiques sont évidentes.



Rosace à la Vierge et l'Enfant avant sa restauration

Jeune sonneur de cloche d Authevernes

 

En ce qui concerne son "trésor secret", j`aimerais préciser que le curé Bramoulé, qui était en fonction dans les années d'après guerre, utilisait encore pour célébrer le culte, des pièces d'orfèvrerie remarquables, d'avant la Révolution (les plus rares), dont un ciboire du XVIIè siècle. Par prudence, ces objets exceptionnels, enregistrés au service des Antiquités et Objets d'Art du département de l'Eure, sont maintenant en sécurité hors de l'église.

Après l'office, les chartreux s'en retournent à la ferme de la Chartreuse

Parmi les travaux réalisés ces quinze dernières années, et dont s'honore la commune, on peut citer la consolidation du clocher en 1990, comportant la mise en place du nouveau coq après l'envol de son prédécesseur les tableaux du Chemin de Croix réentoilés et restaurés en 1992, enfin en 1998, la réparation de la rosace dédiée à la Vierge et l'Enfant et le complet remaniement de la toiture.